Le Domaine
Dix hectares à explorer à pied. Les amandiers en fleur de février à mars, les séguias centenaires et les espaces de vie nichés dans la verdure — jusqu'à la piste de pétanque, face à la montagne.
Tahannaout · 780 m d'altitude · 45 min de Marrakech
Nichée à 780 mètres dans les amandiers de Tahannaout, à quarante-cinq minutes de Marrakech et à des années-lumière du bruit. Ici, le luxe n'est plus une accumulation, mais une soustraction libératrice — il se mesure en silence, en matières, en lumière naturelle, pas en étoiles.
Ici, le domaine entier — dix suites, dix hectares de jardins, de séguias et de vergers — appartient généralement à un seul groupe à la fois. Pas de réception, pas de lobby. Juste l'espace, le temps, et la montagne.
Z0 a été pensé comme un contrepoint. Un endroit où l'on revient à ce qui compte : le corps qui se détend, la table qui rassemble, la nuit qui tombe sur les sommets enneigés du Haut Atlas. Un séjour qui change, subtilement, la façon dont on voit les choses.
« Ce n'est pas un lieu où l'on passe. C'est un lieu où l'on revient à soi. »
Zéro comme le silence absolu qui précède tout. Comme la décompression, le vide bienveillant, le retour à l'essentiel. On arrive à Z0 chargé — de réunions, d'écrans, de listes. On repart différemment : plus lent, plus léger, plus présent.
Mais zéro, c'est aussi le premier. Z0 est la première née d'une ambition plus vaste : créer d'autres lieux Z, d'autres domaines qui portent la même exigence, la même âme, la même façon de concevoir l'hospitalité. Un chiffre qui est une promesse — celle que cette maison n'est pas une fin, mais un commencement.
Le « Z » fait quant à lui écho à la famille Zriouil, à l'origine du projet. Il ancre cette vision dans une histoire personnelle et familiale, donnant naissance à une identité où héritage, création et contemplation se rencontrent. Z0 est ainsi à la fois un lieu, une philosophie et un commencement.
Derrière Z0 se trouve NICH, nom d'artiste de Nasser Zriouil.
Fondateur de Tribaliste et artiste plasticien, NICH développe depuis plusieurs années un travail à la frontière de l'art, du design et de l'architecture. Son approche repose sur un même principe, quel que soit le médium : déconstruire les codes existants pour les reconstruire sous une nouvelle forme.
Cette démarche traverse naturellement Z0. Plus qu'un projet d'hospitalité, le lieu est pensé comme une œuvre habitable, où les volumes, les matières, la lumière et le paysage participent d'une même composition. Chaque espace a été imaginé avec la même exigence que ses œuvres, en recherchant un équilibre entre brutalité minérale, chaleur des matières naturelles et simplicité des lignes.
Profondément attaché au Maroc et à son patrimoine artisanal, NICH ne cherche pas à en reproduire les codes, mais à les faire évoluer. Les savoir-faire traditionnels deviennent une matière de création, abordée avec une vision résolument contemporaine.
Z0 est l'expression la plus complète de cette philosophie. Un lieu où architecture, art, design et nature ne sont plus des disciplines distinctes, mais les différentes facettes d'une même vision.
— NICH, fondateur
Mariam Herdam a conçu Z0 comme une maison qui respire. Pas d'ostentation, pas de gestes gratuits — une architecture qui s'efface devant le paysage pour mieux s'y inscrire. Les volumes s'articulent autour de la lumière, jamais contre elle. Les ouvertures cadrent la montagne comme on accroche un tableau.
Le parti pris est celui de la retenue : des lignes nettes, des matériaux locaux travaillés avec soin, une palette chromatique empruntée à la terre de Tahannaout. La pierre de la région, le béton brut, le pisé traditionnel — des matériaux qui vieillissent bien, qui racontent le lieu plutôt que de le trahir. Leur noblesse tactile ancre les hôtes dans le sol de Tahannaout ; les volumes ouverts et la lumière naturelle sculptent une atmosphère chaude, sans excès.
Z0 ne se résume pas à ses suites. Le domaine s'étend sur dix hectares d'une seule pièce — jardins, vergers, espaces de vie intérieurs et extérieurs pensés pour qu'un groupe puisse se rassembler ou se disperser selon l'heure et l'envie.
Dix hectares à explorer à pied. Les amandiers en fleur de février à mars, les séguias centenaires et les espaces de vie nichés dans la verdure — jusqu'à la piste de pétanque, face à la montagne.
Une architecture discrète nichée dans les amandiers, pensée pour s'effacer devant le paysage plutôt que de le dominer. Le point de départ de tout ce qui suit.
Le cœur de la maison. Un grand salon ouvert sur les jardins, une cuisine conviviale autour de laquelle on se retrouve naturellement, un bar. Et les dix suites — réparties autour de cours intérieures, chacune différente, aucune interchangeable.
Un pavillon dédié, pensé pour prolonger l'expérience du domaine — salle de massage et salle de cinéma, pour les temps calmes entre deux activités.